Atelier prospectif Pauvreté infantile en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles

En tant que représentants du secteur de la Promotion de la Santé, la FWPSanté et les CLPS ont été invités à prendre part à l’atelier prospectif exploratoire dédié aux politiques de lutte contre la pauvreté infantile en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles organisé par l’IWEPS et l’AViQ.

L’objectif de cet atelier était de réfléchir à l’évolution du rôle des politiques régionales et communautaires sur la pauvreté infantile. Cette mission d’étude, commanditée par le Gouvernement wallon, s’inscrit dans le Plan de sortie de la pauvreté de la Wallonie et est menée conjointement par l’IWEPS et l’AViQ

Aurelia Di Martino du CLPS Mons Soignies et Sophie Crapez de l’asbl Comme Chez Nous ont représenté la FWPSanté à l’atelier du 21 septembre dernier à Charleroi.

 

Celui-ci s’est déroulé toute la matinée et a réuni des professionnels issus de différents secteurs. L’objectif de cet atelier était de recueillir des données et de réaliser, via une approche participative et collective, une première analyse de la situation présente de la pauvreté infantile en Wallonie et de ses origines.

 

Cet atelier fait partie d’une série de concertations organisées dans le cadre de cette étude.

 

Les participants ont été répartis en petits sous-groupes (4-5 personnes) et ont été invités à travailler sur deux questions : 

 

  1. Qu’est-ce qu’être un enfant pauvre en Wallonie ? Citez 6 caractéristiques. 
  2. Quels sont les facteurs qui ont joué/jouent un rôle dans la pauvreté infantile ? Comment en est-on arrivé là ? Des années 1990 aux années 2020, quels sont les faits marquants en matière de pauvreté infantile ?  

L’atelier s’est donc basé sur la participation, la réflexion individuelle et collective à l’aide de supports tels qu’une ligne du temps. Deux retours en plénière ont ensuite été effectués afin de présenter et mettre en commun les productions de chaque groupe. 

 

Les échanges furent riches et dynamiques. Quelques éléments de réponse en sont ressortis.

 

Être un enfant pauvre en Wallonie, c’est

  • appartenir à une famille pauvre
  • faire face à des difficulté d’accès (logement, culture, soins de santé, mobilité, droits, …)
  • ne pas arriver à satisfaire des besoins
  • présenter un déficit d’épanouissement lié au bien-être
  • être limité en termes de possibilités de futur
  • faire face à des inégalités et risquer qu’elles se reproduisent
  • être stigmatisatisé
  • être isolé socialement

 

Différents facteurs ayant joué un rôle dans la pauvreté infantile ont été identifiés :

  • la « Culture » de la surconsommation/la société de consommation
  • la diminution de la qualité des emplois/statuts/revenus (phénomène des travailleurs pauvres)
  • l’évolution technologique (fracture numérique)
  • la complexification et la lourdeur administrative (accès aux droits)
  • les politiques sociales défavorables, le morcellement des politiques
  • les inégalités scolaires, l’évolution des structures familiales (monoparentalité)
  • la libéralisation des services publics, l’individualisation et l’affaiblissement des liens sociaux
  • la détérioration de la situation économique (inflation, chômage)
  • les cumuls des crises et des guerres
  • le conditionnement aux droits (revenu d’intégration social)
  • le désinvestissement politique de la petite enfance

 

Les résultats finaux de l’étude seront communiqués lors d’une séance d’échanges qui sera programmée dans le courant du mois de novembre. L’ensemble des participants à la série d’ateliers y seront conviés.

 

Participation à l’atelier Proxisanté représentants sectoriels.

Les fédérations des différents métiers de la santé se sont retrouvés autour de la table aux ateliers coopératifs de septembre.

Les « Assises de la première ligne » appelées aussi « Proxisanté » sont une démarche participative initiée par le Gouvernement wallon pour repenser l’organisation des services de soins et de santé de demain...